Dans ses nouveaux mémoires, "Where We Keep the Light", le gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, présente bon nombre des caractéristiques des mémoires politiques modernes - en particulier celui écrit par un homme politique d'une cinquantaine d'années, ouvrant clairement la voie à tout ce qui va suivre.
Il existe un récit flatteur, bien que parfois autodérision, de son éducation ; un récapitulatif de ses succès politiques raconté avec un équilibre judicieux entre humilité et vantardise ; et, peut-être surtout, un effort soutenu pour définir sa marque auprès des électeurs.
Mais Shapiro revient sans cesse sur un autre thème : le judaïsme n’est pas un élément secondaire de sa vie publique, mais l’un de ses principes organisateurs centraux.
Le livre s’ouvre la nuit de Pâque en 2025, lorsqu’un pyromane a lancé une bombe incendiaire contre la résidence du gouverneur à Harrisburg alors que la famille se préparait à se coucher à l’étage après un long seder. Shapiro fait remonter sa biographie juive à son implication d’enfance dans le mouvement juif soviétique, à ses études à l’Académie hébraïque Akiba (aujourd’hui l’Académie hébraïque Jack M. Barrack) dans la banlieue de Philadelphie et à un semestre de formation à Jérusalem au lycée.
Pourtant, « Where We Keep the Light » n’est pas un mémoire spirituel mais un argument politique : le particularisme juif n’est pas en tension avec la vie civique américaine, mais profondément aligné sur elle. Shapiro présente sa judéité non pas comme un système de croyance privé ou un héritage culturel à gérer soigneusement en public, mais comme une source de sa manière de gouverner, de sa compréhension de la différence et de sa réponse aux menaces contre la démocratie elle-même.
Tout au long du livre, Shapiro fait référence à cette source comme étant sa « foi » – une façon de parler de la religion plus commune aux chrétiens qu’aux juifs, qui ont te...
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